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Aidez le Japon

Publié par L'équipe dans Actualités le jeudi 24 mars 2011 à 18h32

Séisme au Japon

A ce jour, la Croix-Rouge du Japon a déjà mobilisé près de 300 équipes : des équipes de réponse aux urgences et d'autres rassemblant médecins, infirmiers et auxiliaires qui sont actuellement en opération afin d'assister les rescapés de la catastrophe. Plus de 200.000 personnes déplacées sur les 600.000 personnes évacuées à ce jour ont été hébergées dans des abris temporaires aménagés par la Croix-Rouge japonaise. Pour soutenir l'action de la Croix-Rouge japonaise, faites un don !

Le bilan officiel provisoire fait état de 3373 morts confirmés, 6746 disparus et 1897 blessés.

Aidez le Japon.
Soutenez la Croix-Rouge.

https://www.croix-rouge.fr/Je-donne/Don-ponctuel?elk_dc_id=165

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Fête des mères : Des cadeaux qui créent la surprise ...

Publié par L'équipe dans Actualités le mercredi 23 mars 2011 à 06h44

A l'approche de la fête des mères, c'est toujours un casse-tête pour dénicher la super idée, le cadeau original pour lui faire plaisir...

Glacés et pétrifiés par une actualité en surchauffe, des envies de chaleur et d'évasion nous submergent ... Le printemps nous incite au renouveau tant dans notre garde-robe que dans nos maisons ...

Partir sans bouger ... c'est le petit voyage que propose Taga Bazar ... Une oasis de couleurs, de joie et de diversité.  Quelque soit votre destination - Inde, Maroc, Brésil, Vietnam, Thailande - c'est un tour d'horizon de l'artisanat contemporain qui vous attend. Matières naturelles ou matériaux recyclés. Accessoires de mode ou de déco. Que du plaisir pour les yeux !!!! Une source de cadeaux insolites, à tous les prix et beaucoup de style ( s ) ...
 

See you later !

Taga Bazar au Vietnam

Mots clés : thailande - inde - vietnam - idées cadeaux - fête des mères - cadeaux originaux

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Détournement d'objets :Taga Bazar sollicite votre imagination

Publié par L'équipe dans Actualités le vendredi 18 mars 2011 à 13h30

Le printemps arrive, le soleil est au rendez-vous, alors amusons-nous !!!! ...

Détourner des standards locaux de pays lointains en accessoires actuels et gais pour nos intérieurs ...
Quelques suggestions du Bazar de Taga :

Les Batik Thailandais, Indonésiens...

Le Sarong, textile en coton, est un vêtement en Indonésie, en Thailande, en Malaisie ... Transformez le en nappe joyeuse et voyageuse ! ...

Voilà une idée à la fois économique et qui en jette !!!!! ... Non ??????

Batik Taga Bazar
Nappes bohèmes en batik Taga Bazar

Les chapeaux coniques du Vietnam

Diffcile de porter ces chapeaux vietnamiens chez nous ... Quoique !! C'est tellement classe !!!

Pour ceux qui n'osent pas aller jusque là, alors, faîtes de ce chapeau une suspension écologique et originale. Vous en alignez deux ou trois, et woaHHHHHH .... Superbe !!! ...

Chapeau vietnamien Taga Bazar

Le Khadi indien

Le Khadi est un coton très fin, utilisé en Inde, pour se vétir ... Profitez de la transparence du Khadi pour vous protéger des voisins ... Faîtes-en des rideaux ... c'est très beau !!!!

Une image de Marie-Claire Maison illustre superbement cette idée.

Khadi Taga Bazar

Voilà... vous avez du travail pour ce week-end ... !!!

Mots clés : thailande - inde - vietnam - récup

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Sacs en plastique recyclé : des nouveautés chez Taga Bazar

Publié par L'équipe dans Actualités le mercredi 16 mars 2011 à 06h45

Vous connaissez notre crédo : market ethique sans étiquette, design but by hand ...

Dans tous nos voyages, du Maroc en Thailande, du Brésil au Vietnam, nous traquons les créateurs ou les ONG ( qui oeuvrent réellement dans le commerce équitable )  des accessoires réalisés à partir de matériaux recyclés : papier, textile, plastique ... Au fil du temps, vous avez pu découvrir sur le site de nombreuses propositons .Et sur le blog, des liens vers des designers haut de gamme qu'on aime.

Découvrez la collection de sacs en plastique recyclé d'un designer thailandais bourré de talent. Avec un esprit militant, il récupère partout en Asie des sacs de riz pour les transformer en cabas de course, sacs de ville ou de voyage, chapeaux, trousses...Les design parfaits et les finitions impeccables montrent bien qu'il est possible de fabriquer des accesssoires élégants avec des matériaux pauvres. Les Objets Recyclés, c'est de l'O.R ......

Sac recyclé Taga Bazar

Mots clés : plastique recyclé - accessoire écolo

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Smiles from Thailand

Publié par L'équipe dans photos le mardi 15 mars 2011 à 10h09

Montez dans le bus et suivez nous en Thailande !!!!!!!

เดินทางบอน !

Thailande Taga Bazar
Thailande Taga Bazar
Thailande Taga Bazar
Thailande Taga Bazar
Thailande Taga Bazar
Thailande Taga Bazar
Thailande Taga Bazar
Thailande Taga Bazar
Thailande Taga Bazar

Mots clés : artisanat hmong

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L'indigo : La nouvelle vague ! ...

Publié par L'équipe dans Actualités le vendredi 11 mars 2011 à 17h21

Coussin indigo Taga Bazar

Nous reprenons l'article de Catherine du site ecolo-info sur la vague écolo-indigo, sur ce bleu qui nous promet amour et sérénité !!! ... La déferlante est chez Merci, chez Bensimon ...... et chez Taga Bazar !!!!!!!!!!!!!!

Taga Bazar s'associe à cet engouement pour l'indigo et propose sur le site un aperçu de l'incroyable artisanat Hmong : de superbes coussins réalisés en Thailande et de magnifiques plaids des minorités ethniques du Vietnam ...

 Li Edelkoort, citée dans l'article, travaille depuis longtemps à la valorisation de l'indigo. On se souvient des superbes réalisations de son association Hearwear au Bénin.

 L’indigo, couleur tendance de l’été 2011

De Catherine • 11 février 2011 •
Catégorie: Mode

" Tendance phare de l’été, l’indigo, associé à la spiritualité, est un bleu profond qui incite à la réflexion. Une tendance à consommer sans modération, au fil des expositions qui lui sont dédiées à Paris en février et en mars. Mais aussi à travers les rencontres avec des maîtres teinturiers d’exception qui lui redonnent toutes ses lettres de noblesses.

Explications d’un succès transversal

Le bleu clair – symbolisant la rêverie, le bleu foncé – le rêve, permettent le passage du jour à la nuit, de la conscience à l’inconscient.

L’indigo, maestro des teintures naturelles et à qui l’on prête de multiples vertus, conduirait quant à lui à la sérénité… Au Japon d’ailleurs, où sa culture est ancestrale, “indigo” et “amour” se prononcent tous les deux Aï.

 

Comment réapprendre la couleur végétale ?

Voici ce que l’on peut lire sur le site Nature Indigo, une association installée en Ariège depuis bientôt trois ans :

Indigotier (Indigofera Tinctoria, famille : Fabaceae) – Originaire des versants chauds de l’Himalaya, les Indigotiers auraient été propagés dans toutes les régions chaudes du globe depuis des temps reculés. Pour obtenir de la teinture, les feuilles de l’Indigotier sont d’abord trempées dans de l’eau, puis laissées à fermenter, processus pendant lequel le glycoside indican se convertit à l’indigotine, le principe colorant donnant le bleu. Il en résulte une teinture plus où moins bleu pourpré.

Dans le charmant village d’Illartein (75 habitants) situé en moyenne montagne à la sortie de Saint Girons sur la route du Portet d’Aspet, Nature Indigo occupe l’ancien presbytère aimablement loué par la mairie qui, avec tout le village, a fait le maximum pour que ces deux artisanes puissent exercer leur art dans les meilleures conditions.

Ces couleurs naturelles, Dominique et Jocelyne ont choisi de tenter de les capturer, de les apprivoiser, puis de les restituer sous forme de “couleurs végétales” tout en militant pour la transmission des savoirs de la teinture végétale. Elles expérimentent, créent, inventent et courent foires et marchés pour se faire connaître et faire partager leur passion.

Elles teignent aussi à la demande, pour des stylistes, créateurs de tissus et vêtements, mais aussi pour des particuliers qui souhaitent posséder des tissus originaux – qu’ils soient cellulosiques tels le coton, le lin ou le chanvre, ou protéiques comme la soie, la laine ou le feutre.

Elles proposent aussi des produits finis à la vente : écheveaux de laine, laine cardée, foulards de soie et des créations sur coton/lin/chanvre/ramie…(Shibori/Tie and Dye…)

Des expositions GRAND BLEU

Si vous avez l’occasion de vous balader dans le Marais à Paris, trois expositions mettent l’indigo à l’honneur.

Serge Bensimon signe son manifeste écologique en confrontant l’idée “indigo” à la beauté de la rencontre. Il invite  au dialogue la fleur du jeune design contemporain autour du renouveau des traditions et savoir-faire.

–> Natural Indigo – Galerie Bensimon, 111 rue de Turenne Paris 3- jusqu’au 30 mars

Un peu plus loin, dans sa boutique Autour du Monde, il propose de nombreux objets, meubles et textiles autour de cette couleur avec en bonus le travail d’une designer textile à la main très délicate, Betty de Paris, qui fait ruisseler le chanvre. Artiste plasticienne experte en couleurs végétales, elle rencontre au Japon, Hiroyuki Shindo, maître teinturier es Indigo qui lui transmet son savoir autour de la cuve au Grand Bleu. Itajimé. Cette technique primitive japonaise adaptée aux fibres de chanvre, de rami ou d’abacca, permet d’obtenir des rythmes sur les surfaces en créant des zones de calme propice au ressourcement.

Toutes les pièces sont créées dans son atelier à Paris dans le respect des cycles naturels. Dans ses cuves, du compost de feuilles de renouées des teinturiers, de la lessive de cendre de bois, du son de blé, du vin, de la chaux…. Elixir de sorcière? Ce qui est sûr, c’est qu’au fil des lavages, le bel indigo obtenu se bonifie avec le temps.

–> Home Autour du Monde, 8 rue des Franc-bourgeois – 75003 Paris

Et puis, pour ceux qui rêvent de dormir dans des draps en gaze de lin, passage obligé dans la boutique MERCI. La grande prêtresse des tendances, Li Edelkoort repeint le concept store en bleu profond. Si les prix restent très haut de gamme, c’est un peu quand même pour la bonne cause: une partie des recettes est reversé à un orphelinat malgache. "

–> Universal Blue. MERCI, 111 Bd Beaumarchais Paris 3- A partir du 1er mars.

Et bien merci de penser à Taga Bazar !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Mots clés : indigo - artisanat hmong

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Kim Thuy et Tran Anh Hung : deux artistes vietnamiens loin du Vietnam ...

Publié par L'équipe dans Actualités le jeudi 10 mars 2011 à 18h55

critique-ru-kim-thuy-L-1-1

C'est avec beaucoup de subjectivité que nous mettons en lumière aujourd'hui deux artistes vietnamiens. L'une est écrivain, Kim Thuy, l'autre cinéaste, Tran Anh Hung ... Ils parlent tous les deux d'un Vietnam qu'ils ont quitté, pour le Québec ou pour la France.

Ils nous ont émus, bouleversés, nous les avons choisis pour prolonger ce voyage au Vietnam ...

Nous reprenons la belle critique de Télérama et  le reportage de Libération .... Et après si le coeur vous en dit, allez sur fnac.com ...

Ru : UN LIVRE DE KIM THUY

" Pour que les choses existent, il faut les nommer. Pour qu'une vie existe, il faut l'habiller de mots. Avec une délicatesse infinie, Kim Thuy choisit les siens. Elle avance dans son récit à pas de loup - on pourrait dire à sautillements d'hirondelle, tant sa prose est légère, sensuelle, marquée d'innocence, tant elle ignore la haine, la rancoeur. Kim Thuy a 10 ans lorsqu'elle est ballottée, avec deux cents autres boat people, au fond d'une cale nauséabonde. L'unique ampoule qui se balance, nuit et jour, la petite l'imagine « étoile polaire » au-dessus du golfe de Siam. Perdus pour perdus, la peur des communistes au ventre, tous fuient le Vietnam. Echouent dans un camp de réfugiés en Malaisie. Certains, dont Kim Thuy et sa famille, père et mère aisés, s'enracinent au Québec. Abandonnent leur langue maternelle pour le français et l'anglais, apprennent à manger le riz avec une fourchette, découvrent la complicité silencieuse entre individus misérables, acceptent des boulots médiocres - livreur ou femme de ménage -, eux qui vivaient dans un univers de privilégiés.

La romancière, qui signe ici son premier texte, se dévoile, mais avec grâce, pudeur. Elle opère surtout une mise à nu de ses souvenirs éparpillés dans le temps et l'espace. Dans un va-et-vient entre le Vietnam et le Québec, entre les gens de là-bas et les gens d'ici, elle fouille sa mémoire, touche les empreintes d'une histoire commune comme on effleure tendrement des cicatrices sur une peau, couche des images, des sensations, se contente d'une courte page, puis d'une autre, pour dire l'essentiel - éclats de vie ou de diamant. Elle dit l'héritage : «Ma naissance a eu pour mission de remplacer les vies perdues. » Elle dit ­l'ancrage en terre inconnue,­ « la force de l'émerveillement », le don de rêver, de saisir le présent, de forger le futur. Elle mêle dans le désordre la puis­sance de l'amour maternel, ses désirs de tendre la main pour rattraper ses rêves, et l'absolue beauté de ces «femmes qui ont porté le Vietnam sur leur dos pendant que leur mari et leurs fils portaient les armes sur le leur ». Kim Thuy, qui se voyait «vaincue, dénudée, vaine », qui se sentait ombre parmi les fantômes, à peine une femme, devient amoureuse, et invente, comme apaisée, une littérature de « sillage ». Comme un ruisseau - un ru - qui va son chemin selon les caprices de la folie des hommes, son écriture trace dans une même phrase la guerre et la paix, le ­paradis et l'enfer, le bonheur et les larmes. « Sans l'écriture, comment entendre la ­neige fondre, les feuilles pousser, et les nuages se promener ? » Trente ans après avoir quitté le Vietnam, Kim Thuy a franchi l'impensable. Elle s'est habillée de mots. A fait sienne la langue française. S'est mise au centre d'un récit et nous raconte mille vies." Martine Laval

Cyclo Taga Bazar

 

 15/02/1995

«Cyclo» dans les rues d'un Viêt-nam cahotique

Reportage

Deux ans après «l'Odeur de la papaye verte», Tran Anh Hung boucle le tournage de «Cyclo»: dans les rues d'Hô Chi Minh-Ville remplies de deux roues, le réalisateur évoque la tentation du mal dans le Viêt-nam contemporain.


Par DAMIEN CALMETTE Hô Chi Minh-Ville, correspondance -

HÔ CHI MINH-VILLE, ex-Saigon, à l'angle des deux grandes avenues Hai Ba Trung et Diên Biên Phû. Il est midi. Aux feux tricolores sont adjoints deux policiers pour tenter de mettre un peu d'ordre dans une circulation anarchique. Les pelotons de vélos et de motos s'engagent sans règles apparentes sur le carrefour congestionné, où reste bloqué un vieux Dodge rescapé de la période américaine, carcasse métallique hors d'âge, sous perfusion.

Au milieu de ce tumulte, Le Van Loc faufile son cyclo-pousse avec une agilité de professionnel, se dandinant légèrement sur la selle afin de compenser des jambes trop courtes pour la taille de son véhicule. A l'image des milliers de cyclos qui parcourent la grande cité industrielle vietnamienne, il s'engouffre dans le moindre espace disponible, jouant avec désinvolture de la grande manette de frein placée sous la selle et de l'étonnant rayon de braquage du cyclo. Quelques mètres devant lui, une caméra montée sur un pick-up filme ses évolutions dans la tourmente, avec Tran Anh Hung à son bord.

Le réalisateur franco-vietnamien l'admettrait presque, Cyclo est un peu un film sur Saigon. Sur «son énergie, son électricité, son exténuation». Quand bien même il ne serait pas localisé dans le synopsis, l'espace dans lequel les personnages de Cyclo évoluent est un paramètre fondamental du scénario, une partie intégrante et active de sa dramaturgie. Après les deux décors en huis clos du premier film, l'intérieur intimiste et lénifiant d'une maison bourgeoise des années 50 reconstituée en studio à Paris, Cyclo aura réclamé pas moins de quatre-vingts décors pour retrouver la réalité contemporaine de Saigon, excessive, brutale et démesurée.

Les prises de vues ont amené l'équipe aux quatre coins de la ville. Sur la place centrale de Cho Lon, la cité chinoise voisine de Saigon, avec ses idéogrammes rouges et or, ses échoppes de fortune, la multitude grouillante. Derrière le grand marché Tan Dinh, antre des grossistes du nord de la ville, et ses ruelles étroites où se côtoient villas des nouveaux riches et baraquements de tôle surpeuplés. Près de l'hôpital Graal, dans la rue du marché aux fleurs, dont le prolongement est le rendez-vous des Vietnamiens qui viennent, dès cinq heures le soir, prendre une bière et parfois une fille.

La maîtrise de tous ces paramètres a sensiblement compliqué la tâche de Hung, affligé de constater qu'un tiers des décors prévus il y a un an n'ont pas résisté au développement débridé de la ville. «Le changement, on le vit au jour le jour, explique Tran Nu Yên-Khê, compagne et égérie de Hung, actrice principale de tous ses films. Tous ces buildings hideux, ces maisons emboîtées comme des gâteaux de mariage qui poussent un peu partout à la place de jolis bâtiments, ça me fait craindre que Saigon devienne Bangkok. Si on avait dû retarder le tournage de six mois, je ne sais pas comment on aurait fait.»

A l'image de cette inquiétude, les rapports du couple avec leur pays d'origine est empreint d'ambiguïté et de tension. Né dans le delta du Mékong, Hung a passé quatre ans à Saigon avant de partir pour le Laos voisin et de gagner la France à l'âge de 12 ans. C'est alors la culture française qui façonne son apprentissage, le mène à la philo puis au cinéma. Yên-Khê, de son côté, rompt dès l'âge de 13 ans avec la communauté vietnamienne en France, qu'elle juge fermée, exclusive et réductrice. Avec Hung, dix ans plus tard, elle apprendra à redevenir attentive à cet Orient intrinsèque mais lointain. «Dans la Femme mariée de Nam Xuong, son premier court métrage à l'école Louis-Lumière, Hung m'a demandé d'incarner une femme adulte avec son enfant, une figure légendaire du pays. Ça m'a forcé à retrouver une gestuelle et une pensée vietnamienne», se rappelle Yên-Khê.

Mais la fracture demeure. «Je ne serai plus jamais vietnamienne à 100%. Il existe un perpétuel danger dans ce flottement entre les deux cultures», témoigne-t-elle. Hung renchérit: «Je suis vietnamien. Mais je lis sur leur regard qu'ils me prennent pour un autre, un Vietnamien de l'étranger, qui arrive notamment avec une certaine puissance financière.» Rien d'original dans ce no man's land identitaire, réservé à tous les autres Viêt Kieu, ces Vietnamiens d'outre-mer qui ont quitté le sol natal légalement avant 1975, ou clandestinement par la suite. Aujourd'hui tentée par le retour, la diaspora suscite des sentiments souvent violents et toujours controversés. Jalousie, rancune, mépris.

La France n'est guère moins équivoque. Récompensé par un César pour l'Odeur de la papaye verte, Hung ne figure pas dans les bilans annuels du cinéma français. Peut-être un peu trop vietnamien, peut-être pas assez à la mode, Hung ne tire aucune rancoeur de cette ambiguïté culturelle. Plutôt une satisfaction, au moins une source d'énergie: «Je me dis que je dois séduire encore plus, que rien n'est gagné d'avance.»

D'autant que le tournage n'est pas très aisé. Condamné à la médiocrité faute de moyens financiers et de formation appropriée, le cinéma vietnamien est incapable de fournir aux cinéastes étrangers des acteurs, techniciens et administrateurs de métier. Comme pour l'essentiel des films asiatiques, c'est donc à Hong-kong que Hung est allé chercher l'acteur chinois Tony Leung-Chiu Wai, l'un des comédiens, pour jouer le rôle du Poète. Personnage silencieux et intense, introverti et influent, le Poète trône sans partage au sommet de la hiérarchie des rapports de force qui relient entre eux les personnages. Il soumettra le jeune cyclo, dépouillé de son véhicule par des voleurs, à la tentation du mal. Et contemplera sa souffrance, sa recherche d'innocence et la renaissance de son espoir. Dans les tréfonds de l'héritage paternel, au coeur d'une loi morale immanente.

Les quelques Vietnamiens présents sur le plateau sont, quant à eux, réduits au rôle d'exécutants. Le dialogue avec les nantis, Français ou Chinois de Hong-kong, est réduit à sa plus simple expression. «On travaille dans une absence totale de repères. Les Vietnamiens ont une politesse qui cache beaucoup de choses inaccessibles pour nous», explique Olivier Desagnat, assistant réalisateur. «Ni Hung ni Yên-Khê n'interviennent pour faire le liant», ajoute un technicien.

En effet, le cinéaste consacre toute son énergie à la naissance du film. Il recrée l'ambiance du Têt, nouvel an chinois, grâce à quelques pétards, habituellement omniprésents pendant toute la semaine précédant la nouvelle lune. Il invite les figurants à recréer la ferveur des marchés, l'âpreté des négociations et l'euphorie des périodes de fêtes. Il invite le preneur de son à surveiller, jusque dans les moindres détails, la justesse des bavardages et le réalisme des formules de politesse.

Pour cette raison notamment, Cyclo ne sera jamais un film français. «Ce ne sera ni Indochine, ni l'Amant, ni Diên Biên Phû», précise Yên-Khê, anticipant la comparaison avec des films plus axés sur les différents avatars de la France au Viêt-nam que sur le pays lui-même. A ce titre, le conducteur du cyclo, le seul interprète choisi sur place, au terme d'un casting de 10.000 candidats, est le garant d'une certaine «authenticité»: «On a arrêté Loc dans la rue, à Da Nang (ville industrielle et portuaire située au centre du pays, ndlr). Il nous fallait quelqu'un qui avait une gueule de héros, un personnage à la fois naïf et avec une grande solidité interne», résume Olivier Desagnat.

Derrière cette consigne un peu abrupte transparaît la volonté de Hung de puiser dans le Viêt-nam ordinaire, sauvage, brut. «Le choix d'aller le chercher dans la rue n'était pas innocent. On voulait quelqu'un qui ne se mette pas de barrières, qui ne soit pas prisonnier des schémas classiques du cinéma», précise Christophe Rossignon, le producteur du film pour Lazennec. A l'inexpérience de son jeune acteur, Hung sait opposer la précision de sa direction. Le réalisateur arrive sur le tournage au terme d'un découpage millimétré des scènes, ce qui n'exclut pas l'improvisation.

Dans sa grande majorité, la jeune équipe de la Papaye s'est retrouvée à Saigon, solidifiant ainsi les rapports de confiance. Aux premières loges, Christophe Rossignon veut jouer le rôle d'un chef de projet. «Hung a envie de partager ses choix. Il veut un emmerdeur qui ne soit jamais satisfait, qui réagisse à tout, et qui ne soit ni son pote ni son frère», explique le producteur.

Comme pour l'équipe, il y a une continuité entre la Papaye et Cyclo, même si les thèmes divergent. «Que le film soit populaire ou élitiste, avec beaucoup ou peu d'entrées, je veille seulement au respect d'une lisibilité, d'une logique de spectacle et de divertissement», indique le producteur. «J'utilise la même méthode d'écriture, qui procède de la même recherche de ce que je veux exploiter de ce matériau qu'est le cinéma. Le thème est secondaire», confirme Hung. Après les multiples récompenses du premier film (nominé aux oscars, césar du meilleur premier film, caméra d'or à Cannes...), le cinéaste se sait attendu. «Je ressens une nécessité de vouloir étonner encore davantage. C'est une ambition. Mais ça deviendra une prétention si c'est mauvais.» Sortie début septembre.

«Cyclo» ne sera jamais un film français. «Ni "Indochine, ni l'Amant, ni Diên Biên Phû», précise Yên-Khê, la compagne du réalisateur.

Mots clés : vietnam

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Trois Couleurs : une sélection printanière qui donne le ton

Publié par L'équipe dans Actualités le jeudi 24 février 2011 à 06h06

Un titre qui sonne dans l'oreille des cinéphiles ... c'est avec le filtre magique des couleurs que nous proposons quelques nouveautés du Bazar de Taga.

Coussin indigo Taga Bazar

Le bleu

pour nos envies de ciel d'été ...

De calme et de sérénité ....

Coupe coco Taga Bazar

Le rouge...

Laissez la peur du rouge aux vaches à corne !

Et mettez du feu dans votre maison !!!!

Taga Bazar

Le rose

pour enchanter l'existence...

Découvrez les nouveautés du Vietnam et de Thailande ... Cliquez sur les images pour être sur la bonne page directement !!!!

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Des sacs pour vous faire voyager en 1ere classe !

Publié par L'équipe dans Actualités le jeudi 17 février 2011 à 10h49

Taga Bazar a du goût. Le goût des belles choses. Et sélectionne pour vous avec passion, attention et sensibilité de beaux accessoires, originaux et rares.

La collection de sacs vous emmène en Thailande et vous donne un aperçu de la créativité de ce pays. Quelque soit votre style: ethnique, ethnique chic, romantique et bohème, écolo rigolo ... Voilà du choix de 1er choix pour donner un pep's élégant à votre humeur...

Jolis sacs tout en longueur et tout léger de cette jeune styliste thaîlandaise, faits artisanalement, avec de beaux textiles surpiqués et des pompons tout ronds pour la thaï touch !!! Fleuris ou unis, voilà l'accessoire du printemps qui donnera le ton ...

Les écolos préfèreront peut- être la superbe collection du designer thailandais qui nous épate avec ses sacs en bache ou en sacs de riz récupérés partout en Asie. La qualité des finitions et ces infimes détails sidérants montre qu'on peut réaliser des accessoires - presque luxueux - avec des matériaux pauvres.

Nous avons privilégié ce styliste thailandais au dépend des accessoires en plastique recyclé répérés au Vietnam que l'on trouve nettement moins bien, plus cheap et moins kitsch ... Et hors de prix !!! Riz Mémé ou riz français, mais riezzzzzzzzzzzz !!!

Impossible d'aller en Thailande et au Vietnam sans mettre en lumière le formidable artisanat coloré des minorités ethniques. Il s'agit là aussi de récup ! Récupération de textiles anciens pour fabriquer de nouvelles pièces : sacs, pochettes, plaids ... De LA COULEUR VOUS DIS-JE ...De là vient la bonne humeur ...

Voilà. Vous n'avez qu'à choisir ... Les sacs plein de vitamines sont chez Taga Bazar ... Chez vous, dans 48 H ...

Ciao, Ciao !!!

Sac ethnic chic Taga Bazar

Pour les voir de plus près, cliquez dans l'image !

Mots clés : thailande - vietnam - sac ethnique - sac écolo

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Des batik pour habiller légèrement vos tables ...

Publié par L'équipe dans Actualités le jeudi 17 février 2011 à 07h16

Craquez pour cette collection de batiks. La plupart viennent de Thailande, mais vous trouverez aussi des modèles indonésiens et malaisiens. Le design est sensiblement différent. Chinés dans le sud de la Thailande où le batik, sous le nom de sarong, est un vêtement. C'est une jupe pour les hommes et les femmes. A Ko Lantha, une ile à majorité musulmane, d'origine indonésienne et malaisienne, on trouve des batiks importés de ces pays.

Ces jolis textiles fleuris ou à motifs géométriques, aux couleurs douces ou vives apporteront un peu de soleil dans votre maison. Juste posés sur une table, voilà une jolie nappe qui fera le meilleur effet au meilleur prix.  A mettre autour de la taille, à la plage ou à la piscine ...une autre idée ... Et si vous avez des talents de couturière, alors, transformez ces batiks en coussins, robes ...

Batik et chic !!!! un rien bohème ...

Batik thailandais Taga Bazar
Batik thailandais Taga Bazar

Mots clés : thailande - vietnam - nappe - batik

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Soleils d'Asie : des nouveautés du Vietnam

Publié par L'équipe dans Actualités le mardi 15 février 2011 à 08h52

Nous revoilà. Chargés de nouveautés et de beaux souvenirs...

Après une délicieuse halte en Thailande pour retrouver ces milliers de sourires et tous ces talents, nous avons traversé le Vietnam du Nord au Sud, en scoot, en bus, en avion ... nous avons eu froid, nous avons eu chaud ...Nous avons eu très chaud pour traverser les rues de Saigon, ivres du bruit des klaxons et du flux des scooters qui ne semblent jamais s'estomper... Hallucinés par des paysages merveilleux, fascinés par tous ces chapeaux pointus turlututu, heureux de croiser un accueil aussi sympathique et chaleureux ... Sans parler de toutes ces rencontres formidables : Michel, notre canadien, Françoise notre artiste bourlingueuse - regardez ses superbes photos du désert algérien sur son blog http://imourhar.over-blog.com/ , nos copines de Nouvelle Calédonie : Camille, Constance et Emeline ... avec qui nous avons fait un bout de chemin.

Et en chemin, nous avons repéré, fouillé, traqué tout ce que nous avions envie de vous dévoiler de l'artisanat du Vietnam. Nous espérons que vous aurez autant de plaisir à découvrir cette nouvelle sélection que nous en avons eu pour la rechercher.

Cam on ... Tam biêt

Nouveautés vietnam Taga Bazar

Découvrez un artisanat typiquement vietnamien. Chapeaux coniques pour vous protéger du soleil ou pour les transformer en abat-jour. Housses de coussin et plaids des minorités ethniques du Nord du Vietnam. Superbes plats en bandes de plastique rouge réalisés par des travailleurs handicapés, jeux de dominos pour afficionados, affiches de propagande vietnamienne, foulards et housses de coussin en soie, aux mille reflets et aux couleurs délicates... Regardez, fouillez ...

Coussin en soie vietnamienne Taga Bazar
Nouveautés Vietnam Taga Bazar
Nouveautés Thailande Taga Bazar

Dans la sélection Lovely Thailande, des nouveautés aussi !

De jolis sacs en textiles surpiqués, des housses de coussin, douce et tendre indigo ... des sacs des ethnies montagnardes ... et plein d'autres choses pour enchanter votre quotidien ...

Et pour les amateurs de cuisine asiatique, je vous conseille ce site http://www.asietralala.com/spip.php?rubrique495  bourré de bonnes recettes indiennes, vietnamiennes, thailandaises ...

A vous les currys, les nems et autres douceurs exotiques !!!!!!

Mots clés : set de table - vietnam - sac ethnique

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Taga Bazar au Vietnam : des cartes postales

Publié par L'équipe dans photos le lundi 07 février 2011 à 11h32

Quelques images avant la mise en ligne de la nouvelle sélection made in Vietnam . Des objets et des textiles choisis pour vous avec passion ...

En attendant ...

Taga Bazar au vietnam
Taga Bazar au Vietnam
Taga Bazar au Vietnam
Taga Bazar au Vietnam
Taga Bazar au Vietnam
Taga Bazar au Vietnam
Taga Bazar au Vietnam
Taga Bazar au Vietnam
Taga Bazar au Vietnam
Taga Bazar au Vietnam
Taga Bazar au Vietnam
Taga Bazar au Vietnam
Taga Bazar au Vietnam
Vietnam Taga Bazar
Vietnam Taga Bazar
Vietnam Taga Bazar
Vietnam Taga Bazar
Taga bazar au vietnam

Mots clés : set de table - sac ethnique

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